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Mulidine

 

On se demande parfois pourquoi on perd du temps à nier l'évidence.

Ca faisait quand même un moment que je, nous, moi quoi, nous disions : « propose les Mulidine, tu les apprécies depuis longtemps, enfin des objets de taille et prix très raisonnables qui racontent la musique sans se mettre en avant, qui ne sont pas gourmandes, qui fonctionnent idéalement avec les objets électroniques que tu affectionnes, souvent pas super-puissants mais si chantants, comme les Mulidine ! » - je me disais

Bon d'accord, elles sont pas top glamour, mais bien faites, joliment finies, plutôt élégantes, et elles écrasent la concurrence côté sensibilité, réalité organique, sensualité et autorité. Elles causent musique comme aucune autre dans cette catégorie.

Alors pourquoi on ne le fait pas ? Sans doute pour la même raison que tous les mélomanes qui n'achètent pas les Mulidine, on se dit : "mais comment une si petite boîte dont on entend à peine parler, qui présente une nouveauté à chaque fois que je me casse une jambe... Ou moins souvent peut-être, réussirait à produire cette évidence musicale communicative à côté de laquelle passent les autres, les gros notamment, ceux qu'ont des moyens, ceux qu'ont des naingénieurs en pagaille, ceux qu'ont les faveurs des grands journaux internationaux."

Qu'on se dit...

Alors on cherche. On cherche autre chose, des enceintes qui rempliraient toutes les cases de la logique darwinienne.

Et puis à un moment, on capitule devant la certitude qu'on pourra chercher longtemps :

pour faire mieux qu'une Cadence, faudra sortir le pognon et encore, ça ne suffit pas forcément.

 

Cadence ?

Une deux voix (c'est un jeu de mots), oui y'en a qui pensent que c'est pas beaucoup, mais y en a plein qui causent sans savoir aussi, une deux fois dont l'apparence est simple, mais la structure interne très complexe.

C'est pour ça que ça fonctionne magnifiquement : les HP sont certes classiques, un grave/medium en papier (rapide) et un tweeter à ruban (il faut le savoir parce que pour une fois son utilisation est subtile) mais la charge faite de deux cavités séparées par un filtre acoustique en béton-plâtre (et pas en bois comme disent certains mal renseignés) associés à deux résonateurs font que l'enceinte est à la fois vive, réactive, et descend bas avec plénitude mais sans caricature hifique.

Un objet remarquablement abouti donc.

Une Cadence, enfin une Mulidine quoi, c'est fait pour ceusses qui aiment la musique, les musiques, la vie, les gens, parce que les musiciens en général ce sont des gens. Vous n'aviez pas remarqué ? Achetez des Mulidine !

Pas capricieuses, elles se marient avec des amplis très divers mais il vaut mieux que ce soit à la hauteur côté musique, sinon... ben c'est bête...

On peut les écouter à faible niveau, on peut les écouter à fort niveau, mais on fait aussi bien de laisser s'exprimer une dynamique imprévisible, de fine à explosive, sans se poser de questions, elles savent faire, c'est même une marque de fabrique.

Ah oui : elles sont disponibles en érable, merisier, acajou et noyer et même on peut les demander laquées et dans toutes les couleurs du nuancer RAL classique. C'est plus long et c'est plus cher.

Mais c'est possible.

 

Et puis aussi, il y a les petites évolutions secrètes, sur lesquelles notre ami Marc communique peu, discret et humble décidément.

Je, nous, voulons parler des Cadence + et les Carbon Touch.

Il faut dire que quand on produit des bombes atomiques, on a le droit de préférer la discrétion, ça n’a pas toujours eu bonne presse. Car ce sont bel et bien des bombatomiques !

Alors que sont-ce donc que les Cadence + et Carbon Touch ?

Ce sont deux évolutions de la Cadence, qui ne modifient ni l’étude première ni la charge et portent sur le câblage interne et une optimisation idoine du filtre. Câblage Absolue Créations (ils sont partout !!!!!) In-tim pour la Cadence + et Ul-tim pour la ++.

Et la Carbon Touch ? ben, c’est une possibilité de finition franchement étonnante et remarquable puisque l’enceinte semble réalisée en Carbone tressé brillant et prend tout à coup une modernité inattendue et très chouette.

Musicalement, les Cadence « upgradés » sont purement prodigieuses.

On n’imagine pas un seul instant ce que ces objets déjà idéaux dans leur version base puissent encore gagner en richesse volubile et pourtant…

Elles paraissent tout simplement deux fois plus grandes, plus transparentes, plus rapides, plus larges en spectre, plus aérées et la claque est proportionnelle à chaque évolution.

C’est comme si Mulidine avait soudain proposé des modèles entre 2 et 4 fois plus chers dans la même hiérarchie et philosophie rigoureuse et euphonique que d’habitude et ce qui les rend définitivement sans concurrence.

Une expérience unique !

 

Alors bon… Compte tenu du niveau atteint par les Carbone Touche Plus Plus, quand arrivent les Harmonie (tempo Mélodie ? Lavilliers sort de ce corps !), on se demande le terrain qu’il reste à conquérir.

Harmonie, ça commence à être une belle bête. Belle, au sens de grande. Déjà un peu encombrante.

Esthétiquement, on est dans la lignée : ça ressemble à une grosse Cadence, sans le socle. Pas plus mal, vue la taille.

Acoustiquement ?

On est dans la lignée, mais c’est pas tout à fait pareil. C’est même presqu’autre chose. Normal puisque c’est pas tout à fait pareil.

C’est du sérieux, c’est même très sérieux. Ça rigole pas.

On entre de plain-pied dans la rigueur, on s’immerge dans une expression qui vise la justesse, des timbres, rythmes, nuances sensibles, sans ostentation, bannissant tout excès ou fioriture au risque parfois de paraître un rien corsetée.

Serait-ce une critique, mmmhhh, l’air de rien ?

Absolument pas ! Nononon !

Ça signifie que la filiation tient plutôt du côté Cadence Base / Harmonie que Cadence ++ vers Harmonie. A croire que Cadence ++ dirige vers SON de Wolf ou ADA de ppiff.

Car bien accompagnée (en fifi dans le texte, ça veut dire le bonampli), Harmonie nous installe directement dans la musique, simplement, sobrement, loyalement, durablement.

Tout est dit. Harmonie ne vient pas déposer la musique à vos pieds, vous prendre par la main pour une valse, un rock déchaîné, un slow lascif, un rap qui euh NTM (Nie Ta Ménopause !) : elle vous suggère plutôt de vous approcher, vous concentrer, frémir, vivre de l’intérieur les grands moments de frisson, une immersion intime, quelle que soit la musique, (Nomme Ta Muse), quelle que soit l’ampleur voulue car, à côté de ça, vous pouvez vous lâcher côté démesure : Harmonie ne perd jamais le nord, ne se déconcentre jamais, ne s’embrouille jamais, n’angoisse jamais, elle est imperturbable, posée, sereine ! Trahison, forfanterie, simplification ou exagération, racolage ou facilité ne font pas partie de son vocabulaire.

On entend tout, à sa place, dans l’ordre, la discipline avec tout ce que ça sous-entend de richesse rythmique, de couleurs délicates, de vocalité sensible. On peut relever la partition sans aucune erreur, incluant le moindre accent caché, la plus infime nuance, les notes de bas de page, les caractères de typographie, le grammage de la feuille.

Justesse ne signifie pas ennui, mais exigence : une approche à part mais justifiée par une seule égérie : l’expression lyrique.

 

Le site de Mulidine :

Site Aries Cerathttp://www.mulidine.com